un millier de personnes rassemblées contre les violences faites aux enfants et aux ados

A l’occasion de la journée internationale des droits des enfants le 20 novembre, un millier de manifestants se sont rassemblés dans toute la France ce week-end pour appeler à des actions urgentes pour protéger les enfants et les ados des nombreuses violences qu’ils subissent.

De Paris à Marseille, de Lille à Bordeaux, des centaines de pancartes ont réclamé une protection renforcée pour les enfants, avec un message clair : “Plus jamais ça !”

Cette deuxième édition, initiée par le Collectif Enfantiste et composé d’un cadre unitaire de 60 organisations, a doublé son ampleur par rapport à l’an dernier. 1 millier de personnes se sont réunis dans 14 villes de France. Elles ont pu entendre des prises de paroles d’enfants, de jeunes, de survivantes et d’associations sur des thèmes assez larges. A Paris, des artistes comme Louisadonna et Mai Lan Chapiron ont soutenu la mobilisation en chantant des morceaux de leur répertoire. Des animations adaptées étaient prévues pour sensibiliser les enfants en utilisant leur moyen de communication préféré : lecture, dessin, activités artistiques, spectacle « pas touche minouche » de Lucie Langlais-Vignon.

“Les violences contre les enfants et les ados sont l’affaire de toute la société”, ont rappelé les organisatrices et organisateurs. Les slogans et interventions ont dénoncé une réalité alarmante :

  • 160 000 enfants victimes de violences sexuelles chaque année en France,
  • 73 000 subissant des maltraitances physiques ou psychologiques,
  • 400 000 exposés à des violences conjugales au sein de leur foyer.

Une pétition d’appel à la mobilisation a recueilli plus de 35 000 signatures démontrant une réelle volonté de la société à agir contre ces violences.

Lors des rassemblements, les manifestant·es ont porté les revendications suivantes :

  • Former les professionnel·les en contact avec les enfants (enseignants, travailleurs sociaux, personnels de santé, magistrats) pour prévenir, détecter et prendre en charge les violences.
  • Renforcer les moyens des institutions publiques (justice, santé, éducation, petite enfance) et des dispositifs d’aide comme le 119 et le 3018.
  • Lancer des campagnes de sensibilisation sur les violences et discriminations subies par les enfants et les ados.
  • Améliorer les lois et évaluer leur application pour garantir une meilleure protection des mineur·es, notamment en créant une ordonnance de sureté et en renforçant la lutte contre les violences intra-familiales.
  • Créer un ministère de l’Enfance pour coordonner les politiques de protection et garantir leur application dans l’ensemble des territoires, y compris en Outre-mer.
  • Réformer et renationaliser l’aide sociale à l’enfance, pour une meilleure égalité de protection de tous les enfants sur tout le territoire

Les participant·es ont rappelé que les droits des enfants sont trop souvent ignorés dans les débats publics et les programmes politiques. “Protéger les enfants ne doit plus être un sujet secondaire, c’est une urgence sociétale”, a déclaré une activiste du Collectif Enfantiste.

Les associations appellent désormais à des actions concrètes et immédiates de la part des élu·es et des institutions pour répondre aux revendications exprimées lors de cette mobilisation.

Cette journée d’union citoyenne est une première étape vers une société plus protectrice et respectueuse des droits des enfants. “La révolution enfantiste est en marche”, ont conclu les organisatrices et organisateurs. Elles invitent d’ailleurs d’ores et déjà la société à se mobiliser le samedi 15 novembre 2025 pour la prochaine manifestation contre les violences faites aux enfants et aux ados.

Contact presse : collectifenfantiste.presse@gmail.com

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