Samedi 26 octobre, le Collectif Enfantiste s‘est rassemblé devant le Panthéon à Paris pour organiser une action de die-in visant à dénoncer la persistance des violences infligées aux enfants, et le silence de la société face à leur mort, bien souvent causé par leurs propres parents. Cette manifestation artistique et militante a mis en scène plusieurs corps recouverts de draps blancs, illustrant le nombre d’infanticides en 2024.
Le Collectif Enfantiste nomme un à un, les prénoms des enfants « morts au combat des violences intra-familiales ». Le nombre d’enfants est glaçant, 54 activistes et peluches sont recouverts d’un drap blanc et une fleur blanche est déposée sur les corps gisants. Au cœur de cette performance, la voix de Marine, chanteuse, s’élève au dessus des passants, accompagnée de Gabriel, notre danseur qui évolue parmi les corps étendus, des mouvements symbolisant la douleur des enfants victimes.
Ce die-in, placé sous le signe de la résistance pacifique, visait à interpeller les passants, les citoyens et les décideurs politiques sur la nécessité de prendre des mesures concrètes pour lutter contre toutes les formes de violences faites aux enfants. Toutes les formes d’infanticides ont été représentés : Néonaticide, bébés secoués, maltraitances ayant entrainé la mort, infanticide vicariant.
Des enfants qui auraient pu être sauvés
Ces derniers mois, plusieurs infanticides ont fait la une des journaux sans pour autant susciter la moindre réaction de la part de notre gouvernement et de notre société. 1 enfant meurt tous les 5 jours en France, 200 enfants sont maltraités par jour et 400 000 enfants sont victimes de violences conjugales parentales chaque année. Nous ne pouvons plus rester silencieux face à cette violence.
Les activistes réclament le recrutement de personnels pour supporter l’augmentation des appels au 119, la formation des professionnels de l’enfance au repérage et la recentralisation de l’Aide Sociale à l’Enfance afin qu’aucun enfant ne meure d’être né dans le mauvais département. Ils demandent aussi la création de services de santé de proximité pour les quartiers les plus précaires et les plus isolés.
Contact presse : collectifenfantiste.presse@gmail.com

